A propos de Stéphanie Lefebvre

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IMG 0848Stéphanie Lefebvre, née Eustache voit le jour le 23 janvier 1971 à Saint-Quentin.

Ah les années 70 !

Ces années où nous n’étions pas esclaves de nos portables et autres technologies, même si elles sont pratiques, merci oh dieu Internet !

Ces années propices à la création.

Les années Papivol, Gribouille, Casimir… Avec leurs couleurs psychédéliques, intenses.

Très tôt, Stéphanie est attirée par le dessin. C’est d’ailleurs la période de sa première œuvre exposée dans un salon : une princesse dessinée au stylo sur la banquette en skaï, du salon de ses grands-parents paternels ! Déjà une technique s’impose : le graphisme.

Une de ses madeleines de Proust : la rentrée des classes avec le plaisir d’avoir de nouveaux crayons de couleur.

Après une scolarité sans problème, ce sera tout naturellement le bac A3 : un bac littéraire et artistique. Avec sa suite logique : des études d’arts plastiques à Amiens et Rennes. Deug, Licence et Maîtrise en poche, Stéphanie décide de tenter l’Agrégation. Mais avec 50 postes pour des milliers de candidats, la sélection est rude.

C’est dans une galerie d’Art, à Pont-Scorff en Bretagne, qu’elle fera ses premières armes : préparation et installations des expositions, communication autour des artistes... Un métier très intéressant. Elle y rencontrera de nombreux artistes dont Jules Paressant qui lui conseillera en voyant son trait d’essayer la gravure.

Premier contact avec l’animation auprès des enfants, en réalisant un projet d’exposition avec des écoles: un bestiaire imaginaire !

C’est en recherchant un sponsor, qu’elle rencontre son mari qui l’emmène vers d’autres horizons. D’abord au Mans, où elle crée sa plus belle œuvre : sa fille, mais surtout réalise sa première exposition personnelle de dessins. Elle crée à la même période un premier atelier d’art pour enfant.

Expatriée en Russie, puis en Turquie, par la suite, elle officiera en tant que professeur d’arts plastiques au collège Alexandre Dumas à Moscou, puis comme animatrice d’arts plastiques à l’école primaire Pierre Loti d’Istanbul.

Si sa pratique a été un peu mise de côté pendant ces années,de retour en France, elle se remet sérieusement au travail : dessin, lino gravure, aquarelle… L’exposition sur Niki de Saint Phalle, avec ses dessins sera une révélation pour son travail. Les idées se remettent à jaillir !

Stéphanie lui rend hommage dans son dessin « Merci Niki et Henri », (pour Henri Matisse).

En parallèle, Stéphanie continue son activité d’animatrice d’arts plastiques pour enfant au sein d’un atelier dans la commune de Villers Saint-Framboug, mais aussi dans l’école de la même commune et depuis peu comme intervenante dans un ILEP.

Un vrai bonheur !

Expériences majeures :

1999 : participation au Salon de la Création Artistique de Ploemeur, en Bretagne.

1999 : réalisation d’une exposition de sculptures, avec des écoles de Bretagne sur le thème d’un bestiaire imaginaire.

2001 : exposition de dessins au Mans.

2007 : réalisation d’illustrations pour le livre, « Je me souviens, autoportrait des francophones de Russie ».

2010 : encadrement de la réalisation d’une fresque par des élèves de CM2, dans la cours de l’école Pierre Loti d’Istanbul.

Influences :

Niki de Saint Phalle, Toulouse Lautrec, Gauguin, Van Gogh, Matisse, Jules Paressant… Pour la simplicité de leur trait, la puissance de leurs couleurs.

Style, technique, inspirations :

Le crayon : de couleur, ou les pastels, la lino gravure. Toutes les techniques qui utilisent le trait plutôt que la matière.

Pouvoir étaler la couleur avec les doigts.

Dessiner des visages, de femmes surtout d’âge mur, pour leur expression. Des femmes croisées au cours de voyages.

Mais aussi l’enfance : ses contes et comptines, les belles illustrations des livres pour enfants.

L’enfance pour la simplicité du trait.